La porte s'ouvrit, il y eut un courant d'air. J'aurais dû ne pas respirer. Tout revint. C'était vous, Monsieur, ce soir là. Avec votre voix douce aux accents qui m'étaient étrangers et vos yeux pénétrants. Je vous rencontrais seulement, par un heureux hasard, mais déjà nous riions. Etait-ce un effet de mon imagination? Nous nous ressemblions beaucoup, Monsieur. Nous pouvions parler musique ou cinéma, ou même littérature. Vous jouiez de la guitare, mon piano me manquait. C'était vous, Monsieur, le compagnon de mes jours heureux.
Je sentais le vide sous nos pieds lorsque vous m'embrassiez. Longtemps après votre départ, je respirais encore votre odeur dans mon oreiller.
Il y eut un courant d'air. Tout revint. Pardonnez-moi d'y avoir cru, Monsieur. Lorsque je vous aperçus, mes yeux s'agrandirent et mon coeur s'arrêta. Nous nous sommes croisés. Sans un geste, sans une parole. Cette autre à votre bras ne perçût pas la situation. Vous croisez, je n'en doute pas, beaucoup d'inconnues lors de vos sorties, Monsieur.
Je n'étais pas une inconnue, Monsieur. Je fus un jour à votre bras, tout comme vous fûtes dans mon coeur. Vous m'avez un jour attendue quelque part, vous m'avez un jour accueillie en souriant. Où est passé ce temps, Monsieur? Peut-on effacer le bonheur en oubliant d'en parler? Je n'ai pas compris cette soudaine absence, cette disparition. Cette autre à votre bras doit en être la raison.
Nous nous sommes croisés, Monsieur. Nous nous connaissions d'avant. Nous ne nous connaissons plus, Monsieur. Je respire ce bonheur, passé, dans un courant d'air. Je vous suis des yeux, Monsieur. Ne vous retournez pas, cette autre à votre bras ne le comprendrait pas. Laissez-moi dans les courants d'air, dans les mélodies lointaines de nos jours heureux, Monsieur. Si vous m'accordez du temps, j'apprendrais aussi à ne plus vous connaitre.
Je sentais le vide sous nos pieds lorsque vous m'embrassiez. Longtemps après votre départ, je respirais encore votre odeur dans mon oreiller.
Il y eut un courant d'air. Tout revint. Pardonnez-moi d'y avoir cru, Monsieur. Lorsque je vous aperçus, mes yeux s'agrandirent et mon coeur s'arrêta. Nous nous sommes croisés. Sans un geste, sans une parole. Cette autre à votre bras ne perçût pas la situation. Vous croisez, je n'en doute pas, beaucoup d'inconnues lors de vos sorties, Monsieur.
Je n'étais pas une inconnue, Monsieur. Je fus un jour à votre bras, tout comme vous fûtes dans mon coeur. Vous m'avez un jour attendue quelque part, vous m'avez un jour accueillie en souriant. Où est passé ce temps, Monsieur? Peut-on effacer le bonheur en oubliant d'en parler? Je n'ai pas compris cette soudaine absence, cette disparition. Cette autre à votre bras doit en être la raison.
Nous nous sommes croisés, Monsieur. Nous nous connaissions d'avant. Nous ne nous connaissons plus, Monsieur. Je respire ce bonheur, passé, dans un courant d'air. Je vous suis des yeux, Monsieur. Ne vous retournez pas, cette autre à votre bras ne le comprendrait pas. Laissez-moi dans les courants d'air, dans les mélodies lointaines de nos jours heureux, Monsieur. Si vous m'accordez du temps, j'apprendrais aussi à ne plus vous connaitre.

